Balek et Numeriklivres, on tourne la page

waldganger

Je me souviens encore lorsqu’Anita, éditrice déléguée, qui n’intervenait à l’époque que comme directrice de collection, m’a fait part de son enthousiasme d’avoir déniché d’excellents textes, sur le site WeLoveWords, il y a de cela deux ans et demi, signés par une plume jusqu’ici inconnue : Jeff Balek. C’est un peu le coup de foudre littéraire, en fait, comme c’est souvent le cas. Ainsi naquit notre collaboration avec Balek, histoire juste de rappeler les faits tels qu’ils se sont passés avant qu’ils ne soient déformés par les uns et les autres. Je me souviens également encore de ma rencontre avec Balek, à Paris, Place de République, pour une longue soirée et agréable autour d’un verre.

Numeriklivres a pris Balek sous son aile, ne comptant ni son temps, ni le reste, pour publier le recueil de nouvelles Histoires noires du bout de la rue d’en bas, les romans Macadam Gonzo, Lisa, le Pulp et bien évidemment la série le Waldgänger.

Mais tout cela est désormais chose du passé.

Aujourd’hui, je tiens à signaler, par respect pour les lecteurs, que tous ces titres ne figurent plus à notre catalogue. Nous avons pris cette décision car autant nous sommes très en accord avec le fait que les auteurs travaillent avec différentes maisons d’édition (comme Christy Saubesty ou  Anne Rossi par exemple travaillent dans le plus grand respect et la plus grande cohérence avec différentes maisons d’édition dont le nôtre), autant nous n’avons pas compris pourquoi en travaillant avec une nouvelle maison d’édition, l’auteur a demandé à récupérer ses droits essentiellement sur le Waldgänger  – série sur laquelle nous n’avons pas ménagé nos efforts pendant 2 ans – mais pas sur les autres titres. Est-ce que chaque fois qu’un auteur travaille avec une nouvelle maison d’édition doit-il rapatrier ses anciennes publications ? Et pourquoi récupérer ses droits juste sur une série qui marchait très bien mais pas sur les autres titres ? Où est la cohérence du geste ? Numeriklivres n’a peut-être pas le prestige d’une grande maison d’édition, pour autant nous faisons notre travail avec sérieux et surtout avec régularité et cohérence. Donc, en retirant tous les titres du catalogue, nous avons pris une décision cohérente. Je me dois d’apporter ces précisions car je lis à droite et à gauche des inepties et de fausses informations nous concernant.

J’ai toujours pensé que l’état d’esprit d’un auteur est tout aussi important que son talent. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur des auteurs qui ont souvent les deux et qui ont aussi un grand respect pour le travail que nous faisons en coulisses.

Mais quoiqu’il en soit, nous souhaitons bonne chance à Jeff Balek dans ces nouvelles aventures éditoriales sous d’autres cieux littéraires numériques.

Jean-François Gayrard

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